The NICE « America » (1968)

America (2nd Amendment) / The Diamond Hard Blue Apples of the Moon

The Nice

America (2nd Amendment) / The Diamond Hard Blue Apples of the Moon (1968) [Single]

 


Les Nice sont connus pour avoir sorti l’album considéré comme étant le 1er du genre, rock progressif avec The Thoughts of Emerlist Davjack en 1967.
Mais c’est au milieu de l’année suivante que le groupe va faire parler de lui avec un évènement pas loin de provoquer un incident diplomatique entre l’Angleterre et les USA.
Pour leur 2ème simple, les Nice arrangent le célibrissime « America » (intitulé « America 2nd Amendment ») ] de Leonard Bernstein extrait de sa non moins célèbre comédie musicale West Side Story.
L’arrangement est plutôt satirique et grandiloquent avec une énorme introduction jouée aux grandes orgues par Keith Emerson suivi du thème du refrain de Bersntein sur un tempo d’enfer avec en conclusion un fragment du 4ème mouvement de la Symphonie du Nouveau Monde de Antonín Dvořák. Suit une longue improvisation à l’orgue puis le retour de thème de « America » avec en conclusion un petit enfant prononçant la phrase suivante :

« America is pregnant with promises and anticipation, but is murdered by the hand of the inevitable. »

Une Amérique boursoufflée dans sa grandeur arrogante, avec citation d’un thème d’un compositeur d’Europe de l’Est découvrant la beauté et la grandeur de ce vaste pays puis cette terrible phrase dite par un enfant noir en guise de coda, il était difficile de faire pire dans la provocation. Le groupe avait d’ailleurs reçu le soutien de nombreux Hippies.

D’après la biographie d’Emerson, l’enfant serait le fils de 3 ans de la chanteuse noire P.P. Arnold, ex-The Ikettes de Ike & Tina Turner.

Quand les Nice ont joué ce titre en public au Royal Albert Hall tout en brûlant le drapeau américain sur scène lors d’une tournée triomphale, cela n’a pas manqué de provoquer la colère de l’Oncle Sam.
Leonard Bersnstein a immédiatement demandé l’interdiction de l’édition de simple aux USA et a obtenu gain de cause.
Cette pièce est considérée comme étant la première « protest song » instrumentale. Le morceau montre clairement du doigt le US Bill of Rights concernant l’autorisation du port d’arme pour tout citoyen américain.

Même si le simple n’obtint qu’une modeste 21ème place dans « Top of the Pops », le morceau a été largement programmé sur les ondes européennes et a même servi de générique à diverses émissions ainsi que de support musical derrière des spots publicitaires.

Écoute
America

Les goûts musicaux de François FILLON

François Fillon aime Police et Sting. « An Englishman in New York » est sa chanson préférée. Il aime davantage les Beatles que les Stones. Son 1er concert est Pink Floyd ; il aime aussi Jefferson Airplane et Dire Straits.
Dans le jazz, il aime Sonny Rollins, Madeleine Peyroux, Melody Gardot et Pat Metheny. L’influence de son frère, rebelle et pianiste de jazz d’une certaine notoriété n’y est pas pour rien.
Dans la chanson et la variété, l’ex-premier ministre fait dans le classique avec Georges Moustaki, Georges Brassens et Jacques Brel.
Pour terminer, c’est un fin amateur de musique classique de par son père mais Fillon n’a pas dit quels étaient ses compositeurs préférés ; on peut supposer qu’il admirait Chopin et Liszt puisqu’il a assisté à l’un des derniers concerts de George CZIFFRA.

J’ai eu ma période chanson française – Brel, Brassens, Moustaki -, mais ensuite, c’est surtout vers la pop music anglaise et américaine que je me suis tourné. J’étais plus Beatles que Rolling Stones (même si j’étais au dernier concert des Stones au Stade de France) et mon premier 33-tours, c’était Revolver. Je revois encore la pochette, les visages dessinés au crayon. Et je n’ai plus décroché : Dire Straits, Jefferson Airplane restent parmi mes favoris. En 2006, j’ai surpris une journaliste de télévision en lui faisant découvrir Amy Winehouse.
Dans ma vie d’élu, je suis très fier d’avoir développé le Festival de musique baroque de Sablé-sur-Sarthe, qu’avait créé mon prédécesseur à la mairie, Joël Le Theule. Une de mes plus grandes émotions musicales, je l’ai d’ailleurs vécue à Sablé, au centre culturel : c’était un des derniers concerts du pianiste hongrois Georges Cziffra, un homme hors du commun, un virtuose, mais surtout un artiste d’une extraordinaire sensibilité, et d’une grande générosité. »

ROCK

JAZZ

CHANTEUSES À VOIX

François Fillon a une certaine attirance pour les voix féminines bien typiques :

Mon rapport avec la musique passe beaucoup par la voix ; les voix qui sortent de l’ordinaire, un peu fêlées, rauques. Les voix de femmes, les chanteuses de jazz particulièrement, comme Madeleine Peyroux ou Melody Gardot. Ou Annie Lennox, dans un autre registre.
Cet amour des voix me vient de mon père. Il m’a initié à la musique classique, a formé mon oreille. Lui-même chantait dans des groupes de choristes, comme c’était très à la mode dans les années 1950. Il m’a transmis l’amour du jazz. Comme à mon frère qui, lui, est devenu pianiste professionnel.

Annie LENNOX, Madeleine PEYROUX, Melody GARDOT

CHANSON, VARIÉTÉ

CLASSIQUE

Dominique FILLON, pianiste de jazz