BEATLES – Lady Madonna (6)

https://i2.wp.com/e.snmc.io/lk/o/l/44caf2f773e3dbaafcf9488734dde25d/2888919.jpg?w=525&ssl=1

1968 – Mai 68 et les CHANSONS MARQUANTES de l’ANNÉE (6)

Le 15 mars 1968 sortait le single « Lady Madonna », un des plus gros succès des Fab Four. La chanson était déjà largement diffusée sur les ondes dès la fin février y compris en France.

L’originalité de la chanson tient beaucoup du fait que ses arrangements sont largement inspirés de « Bad Penny Blues » (1956) de Humphrey Lyttleton, musicien de jazz. On y retrouve effectivement le même rythmes avec le jeu de balais sur la caisse claire, le même jeu de piano et la présence de cuivres. Ce serait même à limite du plagiat concernant l’accompagnement. Pour mémoire, Ed Sheeran en 2014 avec « Thinking Out Loud » avait carrément copié les arrangements du tube de Marvin Gaye « Let’s Get It On » ; le chanteur britannique a même copié certains passages harmoniques, ce que n’ont pas du tout fait les Beatles. Loin de s’offusquer, Lyttleton a qualifié la chanson des Beatles de « beau compliment » tout en faisant remarquer que l’emprunt ne concernait que le rythme, ce qui ne pouvait pas être attaqué en justice…

Paul McCartney a dit que le texte de « Lady Madonna » était un hommage aux femmes du monde entier, et que son inspiration provenait de l’image d’une femme africaine allaitant son bébé avec la légende « Mountain Madonna ». La chanson a connu plusieurs reprises dont celles de Fats Domino et José Feliciano.

Humphrey LYTTLETON « Bad Penny Blues » (1956)

Johann PACHELBEL – Canon (5)

https://i2.wp.com/e.snmc.io/lk/o/a/b79ad63458942a5b0ca2e4aa9ee24aa6/957893.gif?w=525&ssl=1

1968 – Mai 68 et les CHANSONS MARQUANTES de l’ANNÉE (5)

Johann PACHELBEL (1653-1706), compositeur baroque allemand, est surtout connu pour avoir écrit son « canon » vers 1700. Cette œuvre, dont le titre original est « Canon per tre violini e basso » fait partie d’une pièce de musique de chambre pour 3 violons et basse continue. Elle se compose d’un thème suivi de 27 variations sur une progression harmonique de 8 noires en ostinato jouée 28 fois sur les degrés I, V, VI, III, IV, I, IV, V.
Par la suite, cette œuvre a été arrangée pour diverses formations instrumentales souvent plus importantes afin de lui donner plus de majesté.
C’est dans les années 60 que cette œuvre va devenir de plus en plus populaire ; Les Beatles ont repris partiellement la suite d’accords en 1963 dans « I Want to Hold Your Hand » mais c’est surtout en 1968 que le Canon de Pachelbel atteindra son pic de popularité avec la reprise de la progression harmonique par les Pop Tops (« Oh Lord Why Lord ») et surtout les Aphrodite’s Child avec « Rain and Tears » obligés d’enregistrer ce titre à Paris (et non à Londres comme prévu) pour cause de… grève générale en mai 68 les empêchant de rejoindre la capitale britannique…

STATUS QUO – Picture of Matchstick Man (4)

https://i2.wp.com/e.snmc.io/lk/o/l/140ceb026b8cf3d38472cd2cd2d8026a/1951795.jpg?w=525&ssl=1

1968 – Mai 68 et les CHANSONS MARQUANTES de l’ANNÉE (4)

Bien avant leur carrière de groupe de rock « middle of the road » sur 3 accords au milieu des années 70, Status Quoi avait débuté leur carrière en janvier 1968 avec ce joli morceau psychédélique « Pictures of Matchstick Men », classé à la 7ème place du Top of the Pops anglais. Dommage qu’ils n’aient pas insisté dans cette voie car, bien que devenue très populaire par la suite, leur musique tombera vite dans la banalité commerciale.